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Rapports

 

Fiona Link

Fiona Link est née en 1978 et a deux enfants, qui, comme elle, sont actuellement en apprentissage. Depuis août 2018, elle suit un apprentissage de médiamaticienne.

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Rapports

Pourquoi médiamaticienne?

Septembre 

2017

Pourquoi médiamaticienne ?

 

Oui, pourquoi précisément ce métier ? Au début du processus au cours duquel il fallait rechercher un métier, je n’étais pas du tout sûre « d’avoir vraiment le droit » de choisir le métier qui me plaisait le plus. J’ai beaucoup réfléchi. Est-ce que je ne devrais pas choisir une formation que je pourrais terminer le plus rapidement et le plus facilement possible ? Dans des métiers dans lesquels j’ai déjà de l’expérience, comme par exemple couturière pour dames, conseillère de mode ou dans le commerce de détail ?

 

Mais quelque chose en moi résistait. Je ne vois aucun avenir pour moi dans ces métiers et je n’y associe aucun sentiment positif. Je ne me vois pas travailler tous les jours dans ces métiers. D’où quelque chose d’autre, d’où médiamaticienne.

 

Pendant la formation de médiamaticienne, qui dure quatre ans, je serai formée dans différents domaines : multimédia, informatique, marketing, gestion de projet. Cette diversité, ainsi que la créativité dont il faut faire preuve, me fascinent. Quand je pense au travail qu’il s’agit d’effectuer dans cette profession, je vois tout de suite des images : photographier, concevoir, programmer, bricoler pour trouver les meilleures solutions. Créer un site Internet, mener à terme des projets de A à Z, et réaliser un bon projet avec le client. Mes yeux brillent à cette idée. 

 

Ma conseillère du Centre d’orientation professionnelle (OP) a remarqué cet enthousiasme. Elle m’a beaucoup aidée à choisir le métier que je voulais vraiment et à me débarrasser de mes doutes sur le fait que j’allais apprendre le même métier que mon fils. 

 

J’ai passé les 17 dernières années de ma vie à m’occuper de gestion familiale et des enfants. J’ai travaillé dans quelques projets indépendants et dans de nombreux emplois auxiliaires pour subvenir à nos besoins. Les enfants sont maintenant eux-mêmes à la recherche d’un métier et d’une place d’apprentissage. Ils sont de plus en plus indépendants et donc prêts à voler de leurs propres ailes. Maintenant c’est à mon tour. Je vais encore travailler une bonne trentaine d’années et c’est très important pour moi de passer ce temps dans un métier qui m’épanouit. J’aimerais si possible commencer tout de suite.

JumpIn - début de la formation

Mai

2019

JumpIn: ma formation a débuté le 6 août 2018 au JumpIn de Fiesch. J’étais très impatiente et plutôt nerveuse. Commencer l’apprentissage, et tout de suite par un camp : c’était un grand défi pour moi. Au début, les jeunes apprentis me regardaient d’un air un peu bizarre jusqu’à ce qu’ils osent me demander qui j’étais et quelle était ma fonction. Par conséquent, nous avons peu à peu brisé la glace. Pour moi, c’était très intéressant d’observer comment ces jeunes allaient les uns vers les autres, comment des groupes se formaient et qui prenait quel rôle dans les travaux de groupe. Dans l’ensemble, ça a été une super expérience, avec des travaux de groupes géniaux et bien assez de sport.

 

Centre de formation professionnelle (CFP) : j’ai commencé l’école professionnelle le 13 août 2018. On a eu d’abord une introduction détaillée avec le directeur de l’école, Oli Plüss, et l’enseignante responsable de notre classe, Gisela Hirschi. La classe est assez hétéroclite et comprend des apprentis de BCB, BICT, Swisscom, NYP et Band Genossenschaft. Je me sens très bien dans cette classe, il n’y a pour ainsi dire pas de craintes dans les contacts ou de situations bizarres à cause de la différence d’âge. Il y en a juste quelques-uns qui m’ont taxée de « bosseuse ». Et ils ont en partie raison. Pour moi, c’est extrêmement important de bien suivre l’enseignement, je prends des notes et fais mes devoirs.

 

L’enseignement de la culture générale est conçu de manière beaucoup trop longue et floue pour moi, ce qui convient certainement bien aux jeunes. C’est pourquoi je suis très contente de pouvoir apprendre le contenu de ces branches de manière autonome ; je ne dois aller au CFP que pour les tests. Je vais continuer à aller chaque semaine suivre l’enseignement des disciplines professionnelles, qui me plaisent beaucoup. Je m’intéresse particulièrement à la typographie et aux couleurs. La technique multimédia est très bien structurée pour moi. J’ai été très étonnée de m’en tirer si bien en informatique. La conversion de nombres décimaux, hexadécimaux, etc. est présentée de manière si logique que j’apprécie les mathématiques, pour la première fois.

 

Berufsbildungscenter (Bbc) : en repensant aux trois dernières semaines déjà passées ici au Bbc, je peux déjà dire que je me sens de mieux en mieux. Le thème consacré aux bases de la bureautique a été beaucoup trop rapide pour moi. Tout était nouveau, il y avait tellement de choses auxquelles je devais penser, tellement à terminer et à remettre sous la pression du temps. Le thème de l’évaluation est aussi quelque chose de nouveau pour moi. Au début, j’étais très peu sûre de moi, je ne pouvais même pas m’évaluer et j’avais très peur de ne pas y arriver. Les choses ont déjà beaucoup changé. Je suis plus sûre et plus tranquille. Je me réjouis du mois prochain et des nouveaux défis qui m’attendent.

En plein milieu

Septembre

2019

En septembre, nous avons commencé par le thème de la communication. La communication est l’échange d’informations entre un émetteur et un récepteur. Elle fonctionne aussi bien entre des êtres vivants qu’entre des appareils, soit en mode verbal à l’aide de signaux, soit en mode non verbal au niveau sensoriel (cinétique).

Au cours de la deuxième semaine, Arijana nous a guidés dans la thématique du marketing, de la publicité, des relations publiques et des médias sociaux. Durant cette semaine, elle nous a transmis beaucoup de contenus directement applicables. C’était très vivant. Avec Huma et Alexandra, nous avons élaboré un concept de « guerilla marketing » pour une entreprise de télécommunication « Sugar ». Au début, c’était un peu difficile de se retrouver en groupe et de partir de nos idées pour aboutir à un dénominateur commun. Finalement, nous avons cependant mis sur pied un concept (à mon avis) cohérent et correct.

Dans un autre groupe de travail, cette fois avec Léa et Nicola, nous avons imaginé un post Instagram pour le Bbc : idée, concept, visualisation et énoncé adéquat. Nous avons très vite décidé de choisir le thème de la croissance. Une halle vide était le lieu idéal pour réaliser nos prises de vue. Cette halle nous a en plus offert beaucoup de blanc. Le Bbc demande qu’il y ait une grande proportion de blanc sur toutes les photos et les informations visuelles. Avec des palettes, nous avons construit deux pupitres « debout » de hauteurs différentes. Le plus grand, Sven, et le plus petit, Noa, ont prêté leur concours comme acteurs. Ils travaillaient l’un à côté de l’autre sur les pupitres en palettes. Le slogan de cette image est « Nous offrons de la place pour grandir ». Nous avons trouvé que cette affirmation convenait bien au Bbc. Cette tâche constituait en même temps un petit « concours ». Pour nous permettre de réaliser cette tâche, Stumi nous a donné une brève introduction à la photographie. Pendant les vacances d’automne, j’aimerais refaire de la photographie. Ces dernières années, je n’ai fait que quelques photos avec mon téléphone portable.

Corporate Identity et Corporate Design sont des thèmes très importants et qui me fascinent. Nous avons encore vu rapidement « Produit et distribution » et avons passé au sujet suivant, la gestion de projet.

Dans le cadre d’un nouveau travail de groupe, nous avons élaboré une structure de découpage de projet pour la prochaine journée portes ouvertes du Bbc. Cette structure comprend toutes les tâches partielles et les ensembles de travaux qui leur sont liés. À partir de cette structure, nous avons fait le tableau de Gantt (timeline) pour ces ensembles de travaux. Et ce tableau, ainsi que tous les autres travaux, ont été présentés devant tout le monde. Pour terminer ce sujet, nous avons dû élaborer un cheat-sheet. Cette fois en utilisant la méthode IPDRCE. Il fallait, en plus, concevoir la feuille. J’ai réalisé la mienne dans Photoshop. J’ai d’abord essayé de représenter un nuage de fumée, ce qui n’a malheureusement pas fonctionné. Je vais certainement essayer d’obtenir cet effet pendant les vacances d’automne.

Cette semaine, nous avons commencé à étudier les bases de l’informatique. Hier, nous nous sommes familiarisés avec tous les composants et spécifications d’un ordinateur. Par groupes de deux, nous avons assemblé un ordinateur. Nous continuons à travailler sur ce thème demain. C’est une super préparation pour le premier cours interentreprises après les vacances d’automne.

 
 

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